On croyait le fascisme rangé au grenier des vieilles peurs, coincé entre les chandeliers poussiéreux et les proclamations martiales. Mais il revient : il avance masqué, muni d’un vocabulaire neuf, d’un lexique lavé à la lessive idéologique, et se pare du titre somptueux d’« antifascisme ». C’est sa première ruse : se présenter comme l’antidote de ce qu’il répand. Il est vrai que le fascisme n’est pas né dans un dîner de gala droitier. Il est l’enfant turbulent de la gauche révolutionnaire, un rejeton impatient, avide d’ordre total, de vertu imposée par la force, de société disciplinée par la pureté morale. [….]
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