« J’ai beau lire la loi dans tous les sens, je ne trouve pas. Pourtant, tout le monde dit que « ça » y est. Que « c »´est l’esprit même du texte, au point qu’il a été écrit pour « ça ». Donc je lis, je cherche, et… rien : la loi de 1905 sur la laïcité ne dit rien sur le maintien de l’expression religieuse dans la sphère privée. Il ne s’y trouve aucune obligation pour un croyant de s’auto-confiner quand il est en train de croire.

Jamais la loi de 1905 ne s’attaque à l’expression de la croyance. Elle insiste bien : la liberté religieuse est garantie « sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public » (art.1). Quelques articles concernent ainsi la police des cultes (l’ensemble du titre V), c’est-à-dire les quelques manières dont un ministre du culte ou une association pourraient contrevenir à la loi. Mais la plus grosse part du texte porte sur les manières dont l’Etat s’accapare les biens matériels de l’Église et la façon dont les croyants doivent s’organiser en associations pour pratiquer leur religion et permettre à l’État un contrôle très renforcé des associations cultuelles – beaucoup plus strict que le régime associatif général adopté quatre ans auparavant dans la loi tout aussi célèbre de 1901. Pas un article ne parle l’expression individuelle de la foi… « . 

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